Le bureau de contrôle technique SECCO assure le contrôle technique des 25000 logements de la société SDI…

Face aux défis persistants de l’accès à la propriété immobilière au Sénégal, la Société Doucouré Immobilier (SDI) a lancé officiellement, ce mardi 13 octobre 2026 à Dakar, un programme ambitieux de 25 000 logements sociaux et économiques sur 15 ans. Reposant sur la location-vente et des technologies de construction préfabriquée, cette initiative vise à permettre aux salariés, commerçants, ménages modestes et membres de la diaspora de devenir propriétaires à des coûts maîtrisés, avec une première phase de 5 000 logements prévue à Keur Moussa.

La question de l’accès au logement demeure une préoccupation majeure au Sénégal, notamment pour les ménages aux revenus modestes, les salariés, les commerçants et les familles qui peinent à réunir les fonds nécessaires à l’achat d’un bien immobilier. C’est dans ce contexte que la Société Doucouré Immobilier (SDI) a procédé, ce mardi 13 octobre, à l’hôtel Courtyard by Marriott de Dakar, au lancement officiel de son programme de 25 000 logements accessibles au Sénégal. Porté par sa directrice générale, Mme Racky Doucouré Gueye, ce projet mise sur la location-vente, les constructions préfabriquées et des partenariats techniques et financiers pour faciliter l’accès au logement des Sénégalais, y compris ceux de la diaspora. Un objectif qui sera atteint progressivement, au rythme de la mobilisation des partenaires et de l’obtention des autorisations nécessaires.

​ La location-vente au cœur du dispositif

​L’une des principales innovations mises en avant par la SDI est le recours au système de la location-vente étalé sur 15 ans. Ce mécanisme permettra aux bénéficiaires d’accéder immédiatement à un logement et de commencer à le payer progressivement, sans devoir mobiliser la totalité du prix d’acquisition au préalable.

​Selon la directrice générale de la SDI, le programme s’adresse à différentes catégories socioprofessionnelles, notamment les salariés, les entrepreneurs, les commerçants et les mères de famille. L’ambition est également de répondre aux besoins des Sénégalais établis à l’étranger qui souhaitent acquérir un logement dans leur pays d’origine.

​Pour élargir l’accès au dispositif, la SDI entend collaborer avec des associations de locataires, des coopératives d’habitat et des partenaires, notamment dans le secteur des assurances, pour étudier des solutions adaptées aux capacités financières des futurs acquéreurs.

​Mme Racky Doucouré Gueye a indiqué que les logements sont accessibles à tous. Toutefois, elle a précisé qu’il faut au préalable souscrire au programme via la constitution d’un dossier comprenant notamment une pièce nationale d’identité, un certificat de domicile et le règlement des frais d’adhésion, conformément aux conditions définies par la société. Les modalités financières, les prix, les frais annexes, les affectations et les échéanciers de paiement doivent être clairement expliqués aux souscripteurs avant tout engagement.

​ Keur Moussa, première étape du programme

​Le programme des 25 000 logements sera déployé en plusieurs phases successives. La première, annoncée dans la commune de Keur Moussa, portera sur 5 000 logements et devrait être lancée prochainement.

​Afin de réduire les coûts de construction, Racky Doucouré a également souligné que la SDI entend miser notamment sur des solutions préfabriquées, présentées comme une alternative aux méthodes conventionnelles dont les coûts élevés constituent un frein à l’accession à la propriété.

​ Une grille tarifaire adaptée à tous les budgets

​Pour répondre à la diversité de la demande, la SDI a structuré son offre autour de plusieurs types de biens neufs. La Villa Sociale F3 est accessible dès 80 000 FCFA par mois, tandis que les Villas Économiques F3 sont proposées à deux niveaux de standing, respectivement à 100 000 FCFA et 125 000 FCFA par mois. Pour les familles plus larges, la Villa Économique F4 est fixée à 150 000 FCFA le mois, et l’Appartement F5, produit de standing supérieur de la gamme, est proposé à 250 000 FCFA par mois.

​ Le ministère de l’Urbanisme apporte son soutien

​Représentant le ministre Moussa Balla Fofana, le conseiller technique au ministère de l’Urbanisme, Pape Top, a salué l’initiative portée par la SDI.

​Selon lui, le programme s’inscrit dans la vision du nouveau Programme National de Renouveau Urbain et d’Habitat Souverain (PNRU-HS), porté par le ministère. « Le PNRU-HS repose sur une conviction forte : l’urbanisme et la production de logements doivent être considérés comme de véritables instruments de développement capables de soutenir la croissance économique, de favoriser la création d’emplois et de stimuler les investissements », a expliqué M. Top.

​Il a également rappelé que l’augmentation de l’offre de logements constitue un levier essentiel pour agir sur le coût des loyers. Face à une demande importante et à une offre insuffisante, la multiplication des solutions d’habitat accessibles pourrait contribuer à atténuer les tensions sur le marché locatif. Le conseiller technique a aussi souligné l’importance d’évaluer les expériences antérieures pour améliorer les résultats des nouveaux programmes.

​ La qualité et le contrôle technique, des exigences incontournables

​Au-delà du nombre de logements annoncé, la question de la sécurité et de la conformité des constructions a occupé une place importante dans les échanges. L’ingénieur en génie civil, Seydina Issa Laye Diouf, a inséré sur la nécessité de respecter scrupuleusement les dispositions du Code de la construction.

​Le président-directeur général du bureau de contrôle SECCO a souligné que l’utilisation de technologies ou de matériaux provenant de l’étranger ne dispense pas les promoteurs de prendre en compte les caractéristiques des sols sénégalais ni de respecter les exigences techniques applicables. « On va contrôler les plans et l’exécution des travaux. La construction vient de l’extérieur, mais le sol ne peut pas être importé. On va aussi utiliser de la main-d’œuvre sénégalaise, tout cela doit être contrôlé », a-t-il expliqué. Les travaux devront faire l’objet d’un suivi permettant de s’assurer que les réalisations respectent les prescriptions techniques et les exigences de sécurité.

​Avec une première phase de 5 000 logements annoncée à Keur Moussa et la location-vente comme mécanisme central, la SDI entend apporter une réponse supplémentaire aux difficultés d’accès à la propriété au Sénégal. Le défi sera de tenir les objectifs annoncés tout en garantissant la transparence des engagements, la maîtrise des coûts et la qualité des logements livrés.

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